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Rallye
National du Coutançais
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Les calendriers
étant difficiles à accorder pour les mois de juin et juillet, Bernard et moi
décidons de nous déplacer en Normandie, la seule date disponible étant le
week-end du 4 et 5 juillet. C'est donc direction Coutances que nous nous rendons
pour une épreuve de 1ère division, coef.4. Une journée suffit pour
reconnaitre les 2 spéciales du parcours, longues de 14 et 17 km. On nous a
annoncé un rallye très rapide mais je m'aperçois que ce terme ne signifie pas
grand-chose. En effet, on peut trouver des tracés rapides avec de grandes
allonges et surtout une bonne visibilité. Ici, oui les spéciales sont rapides
mais chaque virage est masqué par des haies ou talus. Impossible donc de rouler
sans de bonnes notes et sans une confiance absolue en son copilote.
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Le parc fermé se situe en plein
centre de Coutances sur le parvis de la cathédrale. Nous profitons alors de la
découverte d'une nouvelle ville d'autant que le soleil est au rendez-vous. Je
suis impressionnée par l'accueil chaleureux des normands, ce qui se confirme
d'ailleurs pendant le rallye où l'on est applaudi par des dizaines de riverains
sur le routier et à chaque arrivée au regroupement. C'est bien agréable cette
joie de vivre. Nous sommes décidément ravis de découvrir
ce rallye hors de notre région, c'est aussi l'occasion de rencontrer de nouveaux
équipages.
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Midi samedi 4 juillet, il est temps
de prendre le départ, nous portons le n°16 et sommes 6 dans la classe : 3 Mitsu
Evo 8, dont Michel Bourgeois, 2 GT Turbo et nous.
Nous sommes motivés au départ de la 1ère ES, j'ai le sentiment que nous roulons
plus fort que d'habitude et surtout je me régale car je sens que Bernard roule
aux notes sans hésiter alors que nous découvrons le terrain. Au point stop, nous
consultons les temps des Mitsu qui partaient devant nous. Bourgeois a évidemment
pris le large (2ème temps scratch), par contre nous sommes plus vite de 18 et 21
secondes par rapport à Bocquet et Lepileur. Pourtant au scratch, le 19ème temps
seulement est un peu décevant.
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La 2ème spéciale
nous parait plus difficile mais au cumul après cette première boucle, notre
avance se porte à +33 et +36 sec sur nos deux concurrents, nous positionnant à
la 2ème place de classe. Au regroupement, on observe que la course a
été interrompue après le passage du 28ème concurrent. Un équipage très
malchanceux vient de perdre sa voiture dans les flammes… C'est avec une
demi-heure de retard que nous sortons finalement du parc avec un reclassement
pour les 30 premiers équipages tandis que les autres concurrents continuent de
partir suivant l'ordre de départ…
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Lors du passage à l'assistance, de gros nuages font leur apparition.
Pas le temps de changer les pneus mais nous ne nous attendions pas à une telle
pluie… des trombes d'eau s'abattent sur les spéciales. Fort heureusement, cela
ne dure pas et les routes sèchent à vue d'œil. Pourtant, le résultat est sans
appel. Certains perdent des secondes précieuses tandis que les plus chanceux,
passés sur le sec, regagnent du terrain. Même si ce sont bien entendu les règles
du rallye, nous sommes un peu dépités à l'arrivée de cette boucle d'autant que
nous ne prenons aucun plaisir sous l'eau avec la Subaru. Nous dégringolons à la
33ème place scratch.
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Heureusement, le reste du rallye se déroulera sur le sec.
Nous comprenons qu'il y a des fous furieux devant nous pour rouler aussi vite.
N'ayant aucun autre objectif que se faire plaisir, nous décidons de continuer à
rouler si possible dans le rythme de la première spéciale. Nous allons quand
même parvenir à grappiller quelques places pour remonter 29 puis 24ème et
confirmer les écarts avec nos 2 concurrents, l'un deux abandonnant
malheureusement dans la dernière boucle.
C'est dans la joie que nous
finissons cette épreuve même si la majorité de l'équipe, absente ce week-end,
nous manque beaucoup pour fêter ce podium de classe.
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Emprunts de bons souvenirs, nous reviendrons sans doute avec plaisir
sur les routes normandes…
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